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 La Tempérance │ PV Jude Morgan

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Angel of the Death
» Il va être l’heure de mourir. ♪
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Date d'inscription : 21/08/2010
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MessageSujet: La Tempérance │ PV Jude Morgan   Ven 3 Sep - 12:58

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

    « Jude Morgan, Marquis de Bedfordshire ? Pfff, encore un de ces bourgeois qui veut savoir si sa femme le trompe. »

La lettre quitta les doigts du médium, celui-ci lançant le papier devant lui avec dédain. Il en avait assez de ces hommes riches qui ne cherchaient qu’à savoir si leurs épouses étaient fidèles, ou si leurs entreprises allaient bientôt conclure le gros contrat qui les rendra immensément riches. Des préoccupations aussi banales n’intéressaient pas Nelh. Ce n’était pas assez ‘croustillant’ ou ‘amusant’. Bien qu’il reconnaissait que cet homme avait su avoir des arguments intéressants en sous-entendant une rémunération pour son travail, néanmoins ça ne ferait pas courir l’ange qui avait quelque chose de très important à finir : Manger des œufs ! Si si, je vous assure que c’est très important ! Il y avait même pensé durant la consultation précédente, surement parce que le client avait une tête d’œuf.. Si bien qu’il avait préparé son dîné avant même de ranger le matériel qui avait servit à faire ses douteuses prédictions. Il se retrouvait donc à éplucher les coquilles de ses œufs dures au dessus de son tarot de Marseille encore étalé sur la table. Pas très propre, effectivement, mais il prenait tout de même le soin de déposer les restes dans une assiette et de ne pas mettre des miettes de pain partout… Ce qui était presque réussit d’ailleurs. Si évidement, après s’en être servit pour relever le gout de son met, il n’avait pas renversé la salière sur…. La lettre ? Tsss ! Il attrapa les extrémités du papier, soulevant délicatement le message pour récupérer le condiment, lorsqu’il réalisa que celle-ci s’était posée sur une des cartes de son jeu. Il reposa lentement la feuille sur le côté, fixant l’arcane qui venait d’apparaitre. Du bout des doigts, il la souleva pour mieux… Voir. La tempérance ? La tempérance renversée, quand la mesure devient excès, les passions, excessives… La cupidité ? L’avarice. Le désir de richesse. Encore, encore, encore…

    « L’ange au gout de sel. » Il rapprocha la carte de ses lèvres, glissant, visiblement amusé, le bout de sa langue sur la créature angélique qui y était représentée. « Miam. ♥ …Encore ? Uhuhuh.  »

La carte s’installa entre son index et son majeur, le pouce se plaçant contre sa joue, il resta ainsi pendant un petit moment, songeur, avant de se relever et de se préparer à aller voir monsieur le marquis. Puisqu’il voulait le voir, il irait le voir… Même si entre nous, disons le franchement, ça le faisait vraiment chier de devoir bouger jusqu’à la demeure de ce personnage. Généralement, s’était les clients qui devaient venir à lui. Parce que de un, Nelh était une fénéasse pas possible, de deux, il avait tout son matériel dans sa caravane, de trois… Il n’avait pas finit ses œufs. Mais bref, la tempérance l’intriguait, alors il consentait à faire quelque petit effort. Puisque les arcanes semblaient vouloir parler de cet homme, à cet homme, et qu’elles étaient facilement transportables, c’est son tarot qu’il emporterait avec lui. Il les rangea donc avec soin dans un fouloir mauve, puis dans une boite en bois sculpté ou se trouvait quelques petites choses, dont un morceau de camphre, un coquillage et trois feuilles de laurier. Parce qu’il y avait des rituels à respecter derrière tout cela… Mais en parler ici ne serrait pas nécessaire. De plus, il n’était même pas sur que le ‘petit service’ qu’il devait lui rendre était réellement une consultation… Bien qu’on ne demande pas à un diseur de bonne aventure de venir nous apprendre la valse généralement. Un deux trois, un deux trois, un deux…. ♪ Euh. Je m’égare. Nelh enfila plusieurs affaires dans un sac en bandoulière qui ressemblait vaguement à un énorme fouloir coloré, puis il quitta simplement sa caravane en direction de l’adresse qui était indiquée sur la lettre. Bon, il aurait peut être dû prendre la peine de répondre à cette lettre, de voir pour fixer un rendez-vous, ou d’informer de son passage… Mais si c’est une conversation qu’il désirait, et non pas des mots sur du papier, cet homme devrait être heureux de cette visite, non ? ♪
Ainsi, après un temps indéterminé mais plutôt important, vu que l’ange n’avait pas un très bon sens de l’orientation malgré son grand âge, il arriva enfin aux grilles de la riche demeure. D’ailleurs, le mot ’riche’ était peut être un peu juste… Un noble, un marquis? Et ça se voyait au paysage. Face à ce spectacle, l’archange resta un instant de marbre. Étrangement, il y avait quelque chose qui le chiffonnait, et plus bizarrement encore, il n’arrivait pas à savoir quoi. Il y avait comme un mur… Et ça l’intriguait d’avantage encore .


    « Excusez-moi monsieur, puis-je vous aider ?  » Un homme, visiblement un domestique, venait de remarquer l’apparent jeune homme qui se tenait devant le portillon.
    « Hein ?… Ah oui ! J’ai reçu une lettre du Marquis de Bedfordshire ou celui-ci me confiait qu’il désirait me rencontrer. »
    « Pouvez-vous me montrer ce document ? »

    « En fait… » Un instant de flottement. « Je l’ai mangé. ♥ »
    « … »
    «  C’est qu’il y avait encore un peu de sel dessus et il sentait l’œuf. J’ai pas pu finir de manger mes œufs avant de partir, alors j’avais faim ! Et puis, comme je me suis perdu… Et que s’était mes derniers vivres.. Enfin non, j’ai des biscuits dans mon sac, mais c’est au citron. J’aime pas le citron. Enfin ces biscuits là ne sont pas bons… »
    « Mon-sieur ?..  »
    Fit-il en une parole désespérée pour faire taire son voisin.
    «  …Alors j’ai préféré manger le papier. Parce que j’avais vraiment envie d’œufs et qu’il y avait encore ce petit gout… »
    « Monsieur ! »
    «  …Vous devez me comprendre, les œufs, c’est délicieux ! Vous n’êtes pas d’accord avec moi ? »
    « Euh…Si si... »
    «  On est d’accord. Donc, qu’est-ce que vous attendez pour me conduire à votre maître ? »
    Finit-il par demander, aussi froid et arrogant qu’un grand de ce monde.
    « …….Excusez-moi ! Si vous voulez bien me suivre, je vais informer monsieur le marquis de votre arrivé, monsieur ?…. »
    « Nelh. »


Déstabilisé par le comportement du visiteur, le serviteur ne savait plus si il devait prendre ses précautions et commencer par demander l’avis de son maître, ou si il se devait d’abord conduire l’homme dans le bâtiment, comme on le ferrait avec un hôte attendu. Certainement que l’assurance du voyant fit pencher la balance du côté des convenances, puisque bien vite Nelh se retrouva au centre d’un petit salon à attendre que l’homme prévienne le propriétaire de la maison. Tournant, et retournant, curieux de la décoration, l’ange patientait presque gentiment, se demandant vaguement se que ce Jude Morgan pouvait bien attendre de lui. La tempérance avait parlé de richesse, mais à en voir l’endroit, le marquis était déjà bien gâté à ce niveau là. L’excès frôlerait-il la boulimie ? Nelh fit un nouveau pas, le bout de ses doigts, ses longs ongles semblables à des griffes, caressant avec légèreté un des meubles qu’il longeait, alors qu’il se dirigeait vaguement vers une des fenêtres. Son pantalon bouffant, cerclé de fines cordes jaunes à ses genoux, donnait à ses pas une impression de danse. Flottant avec les nombreux foulards multicolores qui se superposaient à la taille de cet être, les piécettes d’or attachées à ceux-ci libérant un tintement, une douce et légère mélodie d’argent qui accompagnait le mouvement de son bassin. Il leva lentement la main vers un des rideaux, la manche de son haut en dentelles blanches, tombant sur son bras et dévoilant les nombreux bracelets, fait de perles et coquillages, qui se trouvaient à son poignet. Le silence devînt pesant, l’atmosphère, presque angoissante. Les yeux de l’ange, brillant d’une lueur étrange, se fixèrent sur le tissu qu’avait emprisonné sa poigne, glissant lentement son visage vers lui, tel un bête curieuse.

    « Ça pu le sel…. » Un moment de silence. Sa langue quitta une nouvelle fois ses lèvres, caressant amoureusement cette matière fibreuse, avant de mordre subitement dedans. Un fin sourire étendit alors ses lèvres. « Hum. ♥ »

Hum ? Ses yeux améthystes passèrent du rideau au paysage, ce jardin extérieur. Sa mâchoire et ses griffes lâchèrent la toile, son sourire disparut lentement. Cette impression. Encore. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien signifier ? Pourquoi cette odeur de sel ? Et comment se faisait-il que les sens du médium en soit à ce point ébranlés ? Tant de questions… Tant de possibilités... Intéressantes ? Amusantes. ♪
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MessageSujet: Re: La Tempérance │ PV Jude Morgan   Dim 5 Sep - 14:34

« - Vous voyez ce que je veux dire ?
- C'est-à-dire que… pour être honnête, pas vraiment… Mylord. »


S’empresser d’ajouter ce qui se voulait être une marque de respect à la fin de sa phrase, histoire d’éviter de fâcher son interlocuteur. Bonne initiative, ce qui n’empêcha pas le marquis de foudroyer le malheureux du regard. Sous lequel il se fit petit. Tout petit, petit.
Jude se massa lentement les tempes du bout des doigts, prenant le temps de se décrisper avant de reprendre la parole, mais pourquoi fallait-il qu’il soit toujours entouré de simples d’esprit ?
Celui-ci qui se tenait à quelques mètres de lui en était un parfait exemple, droit comme un ‘ i ’devant l’imposant bureau de son employeur.
Incapable. Boulet. Mortel inutile. Lui faire discrètement rejoindre le Royaume d’Hadès aurait été simple, mais avec les journalistes qu’il avait déjà sur le dos, la disparition d’un de ses sous-fifres directs aurait pu… faire tiquer.

Inspiration, expiration, et un sourire condescendant étira bientôt les lèvres de Jude. Bieeen, il était temps de reprendre, et pour éviter qu’une horde de questions ne lui soit personnellement posées concernant le cambriolage récent d’une de ses bijouteries, il était préférable que le bonhomme emprunté qui lui faisait face comprenne ses instructions. Et plutôt vite, sa patience avait tout de même des limites.

« - Les choses me paraissent pourtant on ne peut plus claires. Un article défavorable et c’est une partie de la clientèle qui s’envole, je suppose que même vous, il insista bien sur les deux mots, pouvez comprendre que ce n’est pas ce que nous voulons, n’est-ce pas Rowey ? »

L’interpelé se contenta d’hocher la tête. Il n’appréciait pas plus que ça le ton employé, mais c’était plutôt dangereux de se rebiffer contre l’homme qui vous remettait votre paie à la fin du mois. Il fallait aussi avouer que le marquis avait un certain charisme, et qu’il n’avait jusqu’alors que loué ses mérites. Enfin ça c’était avant de se retrouver seul à seul avec lui, et de se rendre compte pour la première fois qu’il n’était peut-être pas aussi sympathique qu’il l’avait cru jusqu’ici.

« - Vous allez donc affirmer à quiconque vous posera la question que les malfaiteurs ont été pris, et leur magot récupéré. Qu’il s’est avéré qu’ils agissaient à la solde de concurrents, et qu’à l’image de notre discrétion en termes d’affaires nous tairont l’identité des concurrents en question. Jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée. Vous n’ajouterez rien, il est inutile que vous preniez des initiatives. Est-ce clair ?
- Limpide Mylord, ajouta-t-il avec une courbette respectueuse.
- Paaarfait. William pour remettra la liste complète des objets dérob… »


Les quelques coups discrets frappés à la porte du cabinet interrompirent le jeune noble, qui invita le domestique à s’exprimer d’un ordre bref.

« - Veuillez m’excuser pour le dérangement Maitre, mais un certain Monsieur… Nelh dit être attendu. N’ayant reçu aucune instruction de votre part je l’ai fais entrer, il vous attend dans le petit salon. Dois-je… ? »

… lâcher les chiens sur cet importun ? (puisqu’il était facile de deviner les mots que le domestique avait tu).
Mhh… S’il n’avait pas été contraint de s’exprimer d’une certaine façon, Jude lui aurait bien demandé pourquoi il tirait une tronche pareille, les lèvres aussi pincées que s’il avait eu un balai dans le c… BREF, et donc comme il savait se comporter de façon conforme à son rang et ses principes, il se contenta d’hausser un sourcil.
Visiblement le nouveau venu avait quelque peu déboussolé William, et le vieux serviteur devait espérer un ordre afin de jeter dehors l’inhabituel visiteur, qui devait savoir se montrer imposant pour qu’il préfère s’en référer à son maître. Malheureusement pour lui la réponse qu’il obtint ne fut pas exactement à la hauteur de ses espérances.

« - Nelh ? Vous êtes sûr ? Je ne m’attendais pas à recevoir sa visite dès aujourd’hui… Il vous a montré ma lettre ? »
- A vrai dire il dit l’avoir… mangée.
- …Mangée ?
- M-Mangée … avec des œufs quelque chose comme ça. Il parait... »


Si William avait manifestement l’air gêné, c’était une incrédulité blasée qui traversa la voix de Jude. Les originaux il en avait croisé dans sa vie, mais les mangeurs de papiers c’était encore inédit. Bah, quoiqu’après tout certains se disaient avaleurs de sabres, alors dévoreur de lettres pourquoi pas ?
Un instant penseur l’ange tapota le bureau de ses ongles impeccablement entretenus, avant de faire signe au domestique

« - Dites-lui que j’en ai pour une minute, faîtes-le asseoir et proposez-lui un thé ou ce qu’il voudra. Ah, et gardez un œil sur ses agissements, il serait dommage qu’il ait des penchants cleptomanes. »

Il eut l’impression que son serviteur avait gagné encore un peu en lividité lorsqu’il inclina sèchement la tête, s’enveloppant dans ce qu’il lui restait de dignité pour retourner affronter le curieux médium. Gentil Wiwi, il aurait pu lui ordonner de danser torse nu, debout sur le bureau qu’il aurait finit par s’exécuter.
D’après ce qu’il avait cru comprendre depuis qu’il avait emménagé dans le corps du marquis, Avarice (puisque le souvenir de son véritable et ancien nom lui échappait toujours) avait cru comprendre que le domestique servait la famille depuis ses débuts, et l’aurait vu « grandir » tandis qu’il servait à l’époque Henry Morgan, autrement dit Sieur Morgan père. Enfin là n’était pas le sujet, il ne lui restait donc que quelques recommandations d’usage pour Rowey et il pourrait rejoindre le visiteur.
Après tout il n’avait pas à expliquer à son sous-fifre que le « concurrent » en question n’était guère dangereux, mais que garder l’anonymat quant à son identité laissait planer le doute sur toutes les autres bijouteries de la capitale auprès du panel. En espérant que les journalistes lui seraient utiles pour que les suspicions fusent. Et en oubliant de préciser que le mystérieux commanditaire des « voleurs » n’était autre que lui-même à travers quelques intermédiaires. Et comment aurait-on pu remonter jusqu’à lui ? Même la main d’œuvre à présent derrière les barreaux avait pensé agir pour quelqu’un d’autre (merci le faux nom, sous lequel il s’était fait connaître). En gros ? Il ne voyait rien qui puisse entraver l’évincement du petit bijoutier : 1 - 0, victoire par K.O ♥
Le tout était de s’occuper du reste des ombres qui osaient se mesurer à lui… Même si dans son domaine principal, elles commençaient à se faire rares. Raison parfaite pour se lancer vers d’autres affaires n’est-ce pas ? Eeenfin, pour l’heure, il finit rapidement avec Rowey pour rejoindre le salon (sans oublier un coup d’œil dans le miroir, afin de s’assurer qu’il soit présentable), et s’arma d’un sourire qu’il souhaita charmant pour entrer dans la pièce.

D’accord… Il s’était attendu à de l’originalité, et le moins qu’on puisse dire c’était qu’il n’était pas déçu. Si ses pensées étaient guidées par les vêtements inhabituels du presque inconnu (les pécores arborant bracelets en nombre et foulards divers aux couleurs flamboyantes assortis à une chemise à dentelles étaient plutôt rares dans les rues victoriennes de Londres), elles l’étaient tout autant par la chevelure de nacre aux reflets violines tandis que, s’il ne pouvait détailler guère plus, il devinait qu’une foule de détails du même genre composaient le personnage, qui au passage ne devait pas être beaucoup plus âgé que lui. Enfin que Jude. Enfin que le marquis quoi. Enfin... il s’en fichait.
Malgré son excentricité dominante l’allure du médium lui plaisait, au moins était-elle particulièrement soignée, et ajoutée à la curieuse impression qui se dégageait de l’atypique invité elle devait impressionner les clients. Et soit dit en passant les bijoux nettement apparents lui rappelaient la belle époque, en d’autres termes la magnifique et regrettée Sodome… Détail qui suffisait peut-être à lui seul à partir d’un point de vu plutôt positif, je vous l’accorde.

« - William, vous pouvez nous laisser. Je vous laisse reconduire Rowey à l’extérieur lorsqu’il aura finit de lire les documents que je lui ai prêté.
- Bien, Monsieur. »


Une impression ou la voix du domestique avait légèrement chevroté ?
Hmf, de toute façon le vieux serviteur allait pouvoir s’éloigner du personnage qui n’avait guère l’air de l’inspirer.

« Nelh ? Enchanté, je suis Jude Morgan. Je ne pensais pas vous recevoir si... vite. J’ose espérer que mon domestique s’est montré accueillant. »

Un signe de tête en guise de salut accompagna ses paroles.
Sous-entendu : la prochaine fois pense à prévenir avant ta visite, histoire de ne pas filer d’urticaire au vieux William. Oui, bon, Jude avait juste un sens aigu de l’organisation, ou plutôt aimait à savoir tout ce qui pouvait le toucher. Pour prévoir et contrôler, conformément à ses vieilles habitudes voyez-vous ?

« Entrons tout de suite dans le vif du sujet voulez-vous ? Et avant toute chose montrez-moi vos compétences, le service que j’évoque dans ma lettre implique un certain... professionnalisme. Je veux juste voir la façon dont vous “travaillez”. Si c'est en prédiction d'avenir que vous souhaitez prouver votre talent je rappelle William, il sera ravi de nous assister. »

Je veux, verbe préféré de Sieur Morgan qui sans plus attendre pris place dans un fauteuil visiblement onéreux (comme la totalité de ce qu’il se plaisait à exhiber) avant de joindre les doigts, coudes sur les accoudoirs.
S’il avait fait un peu plus attention, peut-être aurait-il pu sentir quelque chose d’étrange chez le médium, comme une aura inhabituelle. Sauf que bien évidemment, monsieur le marquis était focalisé sur sa propre personne, ses propres intérêts. Loin de penser qu’une ville telle que Londres abritait un bel éventail d’originaux... plus ou moins humains.
Bref, tout ce qu’il voulait pour l’instant était vérifier que Nelh était à la hauteur de sa réputation, ensuite il pourrait en venir aux faits.

« Ah, et dites-moi monsieur Nelh, que pensez-vous de l’argent ? »

Dans le genre du “qu’est-ce que t’es prêt à faire pour un joli pactole ?”. Réponse qui l'intéressait, après tout il voulait de lui de fausses prédictions envers ses adversaires. Pour qu’ils tombent dans la gueule du loup, rassuré par un médium renommé. Les yeux d'un vert lumineux de Jude étincelèrent, avides de richesses.
M’enfin avant tout s’assurer qu’il était véritablement talentueux, il n’allait pas risquer de (tenter de) corrompre un faux devin sans talent.
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MessageSujet: Re: La Tempérance │ PV Jude Morgan   Mar 14 Sep - 16:32

Nelh fixait toujours avec insistance l’extérieur de la demeure, cherchant à comprendre pourquoi cette odeur de sel était si présente en ce lieu, pourquoi cette impression, ce sentiment ne cessait de le traverser sans qu’il n’arrive à l’identifier. S’était… Comme si il y avait quelque chose d’important ici, mais qu’il était parfaitement incapable de savoir ce que s‘était. Frustrant. Pourquoi son être frémissait, ses sens étaient en alerte, alors que son esprit lui refusait toutes explications ? S’était comme se faire piétiner par un cheval sans pouvoir donner un nom à l’animal qui nous assassinait, alors que celui-ci se trouvait juste au dessus de nous, que ses pattes lourdes et ferrées nous étaient familières, que son odeur nous hurlait son nom… Mais non, le silence, le néant, un mur de sel. Ô tout puissant, faites vous des cachoteries à votre fils ? Que se passait-il exactement à cet endroit pour qu’un archange tel qu’Azraël, le grand Azraël, soit si perturbé que son don de voyance restait muet ? Quoiqu’il en soit, cela semblait plaire à l’ange de la mort qui venait de trouver une énigme à résoudre. A croire qu’il était si taré que se faire piétiner par un canasson lui était égale, tant qu’il pouvait s’amuser un peu. ♪ Par contre là, il commençait à s’impatienter. Que faisait donc ce monsieur Jude Morgan ? Un bruit de porte et le domestique qui l’avait quitté plutôt entrait dans le petit salon, poussant élégamment un charriot de thé et pâtisserie. Cela voulait dire que le marquis était prêt à le recevoir et qu’il lui envoyait de quoi patienter. Le médium caressa le bout de ses lèvres de ses griffes vernis de pourpre en écoutant le majordome énoncer les politesses. Monsieur vous rejoindra dans un instant, il m’a prié de vous servir un peu de thé, il s’excuse de l’attente et blabla. Bref, on a comprit le truc. Il n’allait pas tarder. Le voyant alla se jeter littéralement sur un des canapés qui entouraient une magnifique table basse. Le serviteur sursauta légèrement face aux manières de l’excentrique, avant de reprendre son visage de glace et se re-concentrer sur sa tâche. Le nom d’un thé et celui-ci se trouvait posé sur le petit meuble. Visiblement assoiffé, l’être qui s’amusait comme un gamin avec des coussins aussi beaux que couteux, se rassit et attrapa avec délicatesse la tasse qui avait été préparé pour lui.

    « Avec cette simple tasse de thé, je peux tout savoir de vous. Connaître tout vos petits secrets. Uhuhuh. ♪ »
    « Bien monsieur… Je vous avoue que je ne connaissais que le mare de café pour ce genre de pratique. Désirez-vous des gâteaux à la cannelle avec votre thé ? »
    fit l’homme en attrapant une assiette recouverte de biscuits.
    « Thé, café ! C’est la même chose ! Et puis, je suis tellement génial que je pourrais lire votre avenir dans une flaque de boue ! ♪ … Oui, je veux bien des gâteaux. » L’homme acquiesça et posa lentement le plat devant le médium. Celui-ci se rapprocha du domestique et ajouta, sur le ton de la confidence. « Par contre, je vous déconseille de vous abreuvez dans ce genre de flaque…. »
    «  … Je me rappellerais de votre conseil, monsieur. »
    Perturbé, le domestique ne savait pas trop quoi ajouter à cela, alors que son voisin glissait joyeusement la tasse à ses lèvres.
    « Au faite, vous aimez les escaliers ? »
    « Excusez-moi ? Je ne suis pas sûr d’avoir compris votre question. »
    « Vous aimez les escaliers ? »
    « …. Je suppose que oui. »
    « Vous ne devriez pas, c’est fourbe un escalier. ♪ »
    « … »

Un nouveau bruit de porte et un nouveau personnage fit son apparition. Aussitôt, Nelh se figea, les lèvres posées sur la tasse, les yeux glissant vaguement sur la silhouette qui se trouvait être le fameux Marquis. Alors s’était lui que montrait du doigt la Tempérance ? Hum, cette odeur de sel venait de redoubler d’intensité, il n’y avait aucun doute possible. Bel étalon. ♪ Mais étrange personnage. Le regard de l’invité s’intensifia alors que sa curiosité s’heurtait une fois encore à ce mur. Il était rare que celui qui était témoin des naissances et des morts viennent à se poser cette question, mais… Qui était cet homme ? Celui qui demanda au domestique de se retirer et sous-entendit vaguement qu’il était indélicat de ne pas informer d’une visite. Chose à laquelle Nelh répondit d’ailleurs par un petit sourire, taquin, en reposant la tasse de thé. S’excuser aurait peut être été nécessaire, mais cela reviendrait à promettre de ne plu le faire… A quoi bon ? Le médium n’aimait pas prévenir de ses visites, se n’était pas assez... Surprenant. Embarrassant ? Arriver lorsque les gens ne s’y attendaient pas, les mettre dans une situation délicate, voir comment il réagissait au stresse et les pousser à commettre une erreur qui en dirait long sur leurs véritables personnalités. Les nobles aimaient à tout maitriser, et cet homme ne faisait certainement pas exception. Sauf qu’il ne semblait pas si perturbé que cela. Au contraire, il était plutôt.. Alaise ? Hum, la visite de Nelh n’avait pas du être si dérangeante que cela, à moins que notre nouvel ami ai beaucoup de sang froid. Entre nous, l’Ange de Mort avait le vague sentiment que ce Jude Morgan n’était pas le genre de bonhomme qui se laissait facilement surprendre. Un apparence soignée, élégante, un expression charmeuse, des mots qui semblaient avoir été choisie avec grand soin. Ni trop, ni pas assez, juste comme il le fallait. Un manipulateur? Un homme d’affaire, de toute évidence. Un homme qui aimait les chiffres, surtout quant ils parlaient d’ors et d’argents. Pas le genre de monsieur qui dépenserait des fortunes pour qu’un voyant leur dise qu’il va réussir ses affaires. Le Marquis ne semblait pas être une personne hésitante, qui ai besoin qu’on lui confirme se qu’il est sûr de déjà savoir, ou du moins, c’est se qui traversa vaguement l’esprit du médium à cet instant là. Après, les premières impressions cachaient souvent l’essentielles, non ? Elles nous manipulent. Non, les êtres vivants s’en servent pour manipuler. Comme le bohémien et ses excentriques costumes, comme le grand Marquis et son sourire courtois…
Le vif du sujet, ses compétences, un service qui demande professionnalisme ? Nelh pencha lentement la tête sur le côté en l’écoutant. Aucunes hésitations, une assurance digne des plus grands. Il avait de toute évidence une idée en tête, un plan et il avait besoin du médium. Hum ?…. William ?


    « Ah nan ! Nan ! Pas lui ! Il est pas drôle ! » Aussitôt, il s’agita, remuant ses mains, ses griffes ainsi que sa tête en signe de négation, comme le ferait un gamin qui ne veut pas de ses brocolis. Visiblement, il n’avait pas envi de revoir le majordome, certainement qu’il n’était pas assez intéressant… Il fit la moue, reposant ses mains sur ses genoux, ajoutant d’une voix amusée : « De toute façon, il va avoir un petit souci avec un escalier et une flaque de boue, je crains fort qu’il ne soit pas présentable de suite. Uhuhuh. ♪ » Il s’adossa ensuite lentement, croisant les jambes alors que sa main droite vint caresser ses lèvres en fixant le bel homme qui lui faisait face. Une lueur malicieuse dans les yeux, un petit sourire accompagnant ses paroles. « Et entre nous, je vous trouve beaucoup plus intéressant que ce vulgaire serviteur, Monsieur l’Empereur. ♥ » Un instant de silence. « Si vous voulez vraiment avoir preuve de mon grand talent, pourquoi ne pas jouer vous-même le jeu ? A moins que vous ayez des choses à cacher… Huuuum. »

Le médium se mordit la lèvre inférieur, se délectant de se que lui offrait son imagination à l’entente de ces mots. Il entendit alors la question de Jude en un échos, se plongeant dans l’intensité de ce regard émeraude. Quelle fascinante couleur, quel plaisant spectacle. ♥ Sa main glissa dans une de ses manches, sortant la Tempérance de sa cachette et la posant au centre de la petite table basse, exactement entre les deux personnages. L’ange qui se trouvait sur la carte apparaissant alors que Nelh retirait ses griffes, faisant face au Marquis. Le voyant releva un peu les yeux, observant un instant son vis-à-vis avant de retourner lentement l’arcane. Le sens négatif, il ne fallait pas l’oublier. Une carte qui montrait silencieusement du doigts les deux personnes qui se trouvaient dans la pièce. Un ange… Comment ne pas se sentir concerné ? Mais ici, c’est bien cet être que la carte avait choisi. L’avidité. Un goût de sel. Et cet archange que le médium oubliait peut être et surement d’interpréter, enfin, pour le moment.

    « Ce que je pense de l’argent, dites-vous … » Il se recula, songeur. « Où plutôt : Que suis-je prêt à faire pour de l‘argent, non ? » Un long moment de silence, alors qu’il réfléchissait à la question. «  Je dirais… » Il reposa les yeux sur la Tempérance, avant de glisser son regard sur l’élégant Marquis. « Qu’il faut que se soit un minimum distrayant et que la somme soit intéressante. J’irais pas faire de fausses prédictions si on me paye une misère. ♪ » Il attrapa un gâteau et le glissa en bouche.

Il croqua le met avec délice, se relevant doucement avant de contourner la petite table, s’approchant d’un pas léger du fameux Marquis. Ses hanches faisant chanter les piécettes alors que ses griffes allèrent frôler le fauteuil ou l’Empereur était installé. L’accoudoir, effleurant la manche du Lord, s’aventurant sur son épaule alors que son corps se plaçait à l’arrière du meuble. Il se baissa et avança doucement son visage à sa nuque, son regard détaillant cette peau de nacre, son souffle tiède le caressant, alors qu’il semblait s’enivrer de son parfum. Et en un soupire pleins de sous-entendus, il ajouta :

    « Cette odeur de sel est exaltante, sire…. ♥ » Il se recula un peu, soudainement plus glacial. « Et intrigante. » Sa main remonta lentement sur la toile, ses doigts fins caressants ce torse d’une façon délicate, mais… Presque malsaine. « Je me demande bien se que je suis prêt à faire pour un homme intriguant. ♪ »

L’aura de cet homme, cette odeur, cette excitation. Jude Morgan, qui êtes-vous? Que préparez-vous ? Nelh l’ignorait. Il ignorait d’où il venait, et se qui arriverait exactement… La seule chose dont il était certain, c’est que cela allait être très intéressant. ♪
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